
VII - La première Vierge de Vladimir (1130)

Bien évidemment, nous devons confronter la première des deux Icônes aux schémas que nous venons d'exposer. Pour établir une même échelle des valeurs numériques, choisissons la hauteur de l'enfant Jésus (2.Phi) et accordons les figures. Dans ces conditions, nous retrouvons une même organisation de l'Image. Un
Triangle Sacré, un rectangle doré et l'auréole de la vierge, avec ses rectangles en croix dessinant un carré - de coté
Phi. Les différences entre les deux icônes sont trop subtiles pour être exposées ici. Le sens de leur
Géométrie est le même.

VIII - Conclusion

L'étude de cette Icône va continuer à se développer, et nous devons procéder par étapes. La vocation de ce travail de recherche est d'être mis à la disposition des historiens, mathématiciens et philosophes pour leur permettre une approche plus juste de l'Art Sacré, ainsi bien sûr que les praticiens : peintres, iconographes et restaurateurs. Ce premier message, tel qu'il se présente avec sobriété, est le point de départ d'une collaboration naturelle entre toutes les disciplines.

Cette étude présente de façon volontairement didactique le fonctionnement d'une Culture qui, malgré sa place sur le chemin de nos origines, nous paraît aujourd'hui étrangère. Les Anciens pensaient avec l'Image comme nous pensons avec les Nombres du calcul et de la comptabilité. Le fait de réintégrer cette logique oubliée a bien évidemment un intérêt historique (autant que politique vis à vis de certaines cultures tribales), mais au-delà de cette forme de curiosité se profilent d'autres enjeux. Par leur Idéalisme, les Anciens ont initié un modèle purement intuitif qui préfigure la Science (voir à ce propos l'article de Christophe de Cène
« Kepler, d’un savoir ancien à la physique moderne »). Ce fait est l'occasion de préciser les nuances qui séparent l'Hominisation darwinienne de l'Humanisation proprement dite...
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